Periphery – Juggernaut:Omega

Chronique par Lukas Paddington

Periphery, c’est le genre de groupe dont j’entends parler depuis des années, l’un de ces nombreux groupes catalogués comme un groupe de « Djent » (le Djent est un sous genre du heavy metal et un dérivé du metal progressif. Le djent en tant que style musical se caractérise par une complexité rythmique et technique. Il utilise typiquement des accords palm mute, des riffs syncopés et des polyrythmes, ndlr). Ne connaissant rien – ou presque – à ce groupe et à ce style assez « tendance » ces dernières années, je vais écouter avec la plus grande attention cet album qui se veut être le 4ème album de Periphery (groupe originaire de Berthesda et de Baltimore, Maryland aux Etats Unis) et aussi la suite de l’album sorti précédemment, Juggernaut:Alpha.

De ce fait, je ne sais pas si, comme pour certains albums (The House Of Gold and Bones par exemple, de Stone Sour), il me faut écouter le premier Juggernaut pour être sur de bien comprendre l’évolution musicale de ce second Juggernaut. N’ayant pas la première partie entre les mains, je vais donc écouter ce Juggernaut:Omega en tant qu’album indépendant, et lorsque je pourrai écouter la version Alpha, je modifierai peut être ma chronique. A voir !

Membres : Spencer Sotelo (chant); Misha « Bulb » Mansoor (guitares); Jake Bowen (guitares); Adam Getgood (basse); Matt Halpern (batterie); Mark Holcomb (guitares)

Singles : The Bad Thing.

Avis Personnel

Titres Phares : The Bad Thing, Priestess, Omega.
Note :

Première écoute de Periphery – Juggernaut Omega

A première écoute, les morceaux de cet album sont tous très différents les uns des autres, passant de titres plus math-metal-core comme « The Bad Thing » à des morceaux plus calmes (« Priestess ») en passant par des morceaux purement progressifs (« Omega »). Les rythmiques sont en effet soit très étouffées (en palm mute), soit très aériennes, très mélodiques, mais dans tous les cas, les structures sont syncopées, complexes et parfois difficiles à suivre à la première écoute. Heureusement, les mélodies sont vraiment agréables, et très recherchées. La voix parfois gruntée, parfois chantée, de Spencer Sotelo est également un point positif du groupe, et me fait penser à Rody Walker, le chanteur de Protest The Hero (surtout sur le refrain de « The Bad Thing » et sur « Omega »). Non seulement le chant, mais également certaines mélodies et certaines structures me font penser par instants à PTH. Cela dit, la comparaison s’arrête là, puisque nous sommes quand même en face d’un groupe de Djent/Prog et cela se sent dans l’approche musicale : par ci, par là, on a des ajouts de piano, de synthé et même dans la manière de jouer, on passe de riffs syncopés palm-mutés à des slides, des bends et d’autres techniques de guitaristes, puis tout à coup à des passages calmes, en acoustique (« Omega » en est l’exemple parfait). Et même si l’on s’attarde aux sonorités, entre l’intro lourde et basse de « The Bad Thing » et le passage complètement atmosphérique (dès la 8ème minute) et Jazzy (dès la 9ème minute) de « Omega » (dès la 8ème minute), on se rend compte que ce groupe cherche à aborder chaque chanson comme une vraie histoire, nous faisant passer par différentes émotions. Concernant la batterie, elle reste propre au style, syncopée, complexe parfois, rythmée, calme quand il le faut, en un mot, elle s’adapte à l’ambiance de la chanson ou des moments desdites chansons, sans pour autant être caractéristique. Tout ce qu’on demande aux batteurs dans ce genre de groupes, c’est avant tout d’être vraiment propres et carrés, afin de conserver les structures intactes et ne pas être perdus dans les multiples structures polyrythmiques. Il est évident qu’en une seule écoute, on ne peut pas ressortir l’essentiel de la musicalité de l’album, il faut donc se plonger longuement dans l’écoute de chaque titre pour en comprendre l’essence.

Track Listing

1. Reprise (1:25) >>> Lire la chronique de la chanson
2. The Bad Thing (5:54) >>> Lire la chronique de la chanson
3. Priestess (5:04) >>> Lire la chronique de la chanson
4. Graveless (3:56) >>> Lire la chronique de la chanson
5. Hell Below (3:43) >>> Lire la chronique de la chanson
6. Omega (11:45) >>> Lire la chronique de la chanson
7. Stranger Things (7:36) >>> Lire la chronique de la chanson

Track by Track

1. Reprise

Intro qui débute par un bruit sourd, tel un orage approchant ou une usine en pleine activité. Puis, la chanson débute par des arpèges à la guitare acoustique, très mélodiques comme Periphery sait le faire, puis Spencer arrive avec sa voix si particulière. Beaucoup d’émotions de dégage de la voix du chanteur, dès les premiers mots, même si la batterie, quoiqu’un peu violente dans son entrée, accompagne bien cette « reprise » (qui, à mon avis, doit avoir un lien avec la fin de Juggernaut : Alpha). La voix se veut plus criarde sur la fin de la chanson, comme si l’émotion était impossible à contenir. Une courte mise en bouche (1’25), mais un très bon titre, pour se mettre dans l’ambiance de l’album.

2. The Bad Thing

Intro à la batterie, une rythmique lourde, grave et saccadée ; voilà toute de suite la marque de Periphery. Dès les premières secondes, vous comprenez ce qu’on entend par Djent, ce style si particulier que l’on aime ou que l’on déteste. Les guitares appuient fort sur la power corde (accordée en Drop A, soit A G C F A D – donc en DO pour les 6 cordes, sinon 7 cordes, ndlr), en insistant sur les bends. La voix de Spencer commence par un grunt typique du style, avec pour chaque première phrase des deux mini couplets le même texte. Le premier pré-refrain ou pont est accompagné d’une voix plutôt douce, chantée dans les aiguës, comme dans l’intro. Puis les guitares prennent le relais avec une rythmique encore plus saccadée, sur quelques secondes (avec une rythmique assez difficile à suivre pour les non-initiés), puis le chant revient, encore une fois vraiment chanté, mais cette fois dans un tonalité plus grave. Le refrain arrive tout en douceur, les guitares sont toujours saccadées mais moins appuyées, le chant reste le même, avec une mélodie accrocheuse, et pleine d’émotions (les effets de voix de Spencer sur ces fins de phrases sont remarquables).

Personnellement, c’est grâce au refrain que je me suis vraiment intéressé à la chanson et qu’elle fait aujourd’hui partie de mes top songs de cet album, voire de ma discographie ! En plus, les paroles sont fortes de sens (le « Everything is better on the other side » me fait frissonner à chaque écoute) :

Isn’t this desire that you’re looking for?
Or is insanity just knocking at your door?
And give me just a piece and surely you will find,
Everything is better on the other side.
But can you look within and find what is in store?
This life is but a scream that has become your whore
It’s tearing a hole inside
You’re buried alive.

La phrase « You’re buried alive » annonce bien le couplet puisque la voix repart sur un grunt bien couillu. Même couplet que précédemment, grunté, avec les même reprises de phrases (« Sometimes there’s a […] in the Earth that I can […] through »). Arrive alors un pont, avec une voix chuchotée, puis progressivement hurlée. C’est un passage axé sur les guitares, avec ces même rythmiques décalées et syncopées, agrémentées d’harmoniques et de bends. Les paroles chantées précédemment sont reprises d’une manière plus aggressive, pour amener nos oreilles sur de « merveilleux » solos (oui j’emploie un ton ironique car je trouve que les solos ici n’apportent rien, si ce n’est démontré aux auditeurs que nos deux guitaristes savent en faire). C’est un riff assez acrobatique, basé sur des hammer-on, des pull-off, des open cordes et des bends. Cependant, le passage calme et aérien qui s’ensuite est juste émotionnellement magique. Mais c’était sans compter sur la reprise, qui annonce un refrain encore plus chargé, comme si Spencer Sotelo hurlait sa rage, et qu’il avait besoin d’exprimer ce qu’il avait sur le coeur, de chanter avec ses tripes. Le passage est pour moi juste le meilleur passage de la chanson, surtout lorsque l’on entend « Everything is Better on the Other Side », car on est tous passé un moment par là, quand on voit quelqu’un s’éloigner, pensant que tout est meilleur ailleurs. La chanson se termine comme sur l’intro, par une partie instrumentale, ponctuée par quelques samples qui annoncent la chanson suivante, Priestess. Définitivement ma chanson préférée de cet album, et de toute la discographie de Periphery. Si vous souhaitez apprendre à jouer The Bad Thing, et en particulier le riff du solo, il y a une super vidéo faite par nos amis de Guitar World avec Mr Mark Holcomb !

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3. Priestess

L’intro ressemble étrangement à l’intro de « Reprise », c’est à dire en arpèges de guitare acoustique. Ce qu’il faut remarquer, c’est que les mecs touchent un peu quand même ! Cette intro me fait doucement penser à ce que Opeth peut faire. Dès que le chant arrive, on comprend qu’on à pas du tout à faire à du Opeth, mais bien à Periphery. La batterie est tout en touché, et le chant accompagne la guitare acoustique sur tout le couplet. Le refrain propose une mélodie très intéressante au chant, avec des choeurs, les guitares restent les mêmes, tout comme la batterie. Un léger pont entre le refrain et le second couplet annonce une mélodie à la guitare que l’on retrouvera plus tard, et qui se substitue plus ou moins au chant. Un couplet et un refrain identique plus tard, on aboutit sur un nouveau pont, un peu plus complet, avec un solo de guitare. Rien de transcendant, juste sympathique à écouter. Spencer termine ce pont par une voix mi criée, mi-gruntée, puis finalement chantée comme sur toute la chanson. On retrouve finalement les petites mélodies de guitares, avec un son très électro. On pourrait même imaginer un clavier ou un clavecin (électro bien entendu). Tout ceci amène au refrain puis à une outro plutôt calme, et assez inquiétante. On se croirait dans un polar ou dans un film de science fiction. La chanson s’arrête progressivement, par la batterie puis la basse, et se termine par un rappel de batterie très succinct. Une chanson sympa, dont le refrain est encore une fois l’élément central de l’oeuvre, mais cela reste un titre plutôt bon, mais sans plus.

4. Graveless

Changement complet d’ambiance avec une chanson complètement délurée, appuyée par des guitares saccadées, syncopées et lourdes à souhait. Le chant gruntée rappelle que Periphery, c’est avant tout un groupe de Djent, il faut donc que l’on ressente dans les rythmiques et dans les voix. La chanson en mid-tempo est idéale pour se défouler, surtout à la batterie. Intro à la batterie, qui enchaîne les blasts et la double pédale afin de bien rappeler à tout le monde que parfois, il faut proposer quelque chose de plus viril ! Le couplet est moyen, rien à retenir en particulier, tout comme le pré-refrain. Pour une fois, même si le refrain est chanté, il n’apporte pas plus de saveur à la chanson. Mis à part l’intensité de la chanson, les rythmiques rapides et saccadées, cette chanson reste vraiment moyenne comparée aux trois premières. Le pont, au début syncopée, aboutit sur un passage calme, presque silencieux, avec uniquement quelques cymbales, des guitares étouffées et mélodiques, et une voix chuchotée. S’ensuit un petit passage soliste de guitare pour terminer sur un refrain et une outro basée sur l’intro. Tel une symétrie musicale. Cependant, malgré tous ces efforts, je trouve que ce morceau est plutôt moyen, et qu’on peut facilement passé au suivant.

5. Hell Below

Comme si le précédent morceau n’était pas assez lourd, Periphery nous propose là un morceau encore plus lourd, encore plus saccadé, mais avec une ryhtmique très lente. A croire que les notes sont toutes des rondes tellement le son stagne. La voix gruntée est accompagné de choeux gruntés eux aussi, et d’une petite note aiguë jouée en boucle. Le refrain est à peine chanté, ce morceau est clairement axé sur la lourdeur du son et des voix. On a l’impression d’écouter une chanson au ralenti, ou quand on écoute un vinyle sur le mauvais tempo. La teneur du morceau est surement en rapport avec son titre « Hell Below », car on se croirait vraiment en enfer. La chanson reste sur la même tonicité jusqu’à la fin. Aucun passage mélodique, aucun solo. Pour les amateurs de riffs bien gras et lourds. Très peu pour moi. L’outro est cependant juste sortie de nulle part, puisque l’on se croirait en train de chevaucher un Chocobo dans Final Fantasy ! Ou d’attendre dans un ascenseur… Musique très jeu vidéo japonais, terminée par un piano et la mélodie d’une chanson connue : à vous de la découvrir ! Bref ce n’est clairement pas la chanson que je retiendrai de cet album.

6. Omega

Le titre repart sur la fin de « Hell Below » avec une mélodie au grand piano. Cette dernière s’éteint pour laisser place à des riffs encore une fois saccadés au possible, composant une rythmique syncopée et accompagnés d’un chant grunté. La batterie est elle aussi dure a suivre, et enchaîne encore une fois patterns lents, blasts et double pédale. On arrive à peine à distinguer ce qu’est l’intro, des couplets et du refrain. En fait, tout comme Prosest The Hero, nos amis canadiens de math-core, il n’y a ici pas vraiment de structure conventionnelle. On raconte plutôt une histoire. L’intro et les premiers couplets étaient violents et lourds, le pont est aérien et calme, limite envoutant pour repartir sur des couplets identiques au premiers. L’alternance lourdeur/légèreté est remarquable. Au bout de 3’00, on arrive sur un pont très calme, presque silencieux. En fond sonore, la guitare revient avec un riff dont seul ces groupes ont le secret. On repart encore une fois sur ces couplets gruntés et alambiqués. Avec une chanson de plus de 11′, on sait qu’on va passer par différents états. Et cela ne manque pas : voici le passage solo, assez court, mais suffisant pour comprendre que cette chanson est un vrai récit. Une chanson concept, comme on peut le dire parfois des albums. Après un passage syncopée, on reprend le passage soliste avant d’arriver sur ce que l’on peut considérer comme le refrain ; chant très clair, mélodique et caractéristique des prouesses techniques de Spencer Sotelo. La fin du refrain est vraiment délicieuse, à partir de 5’53 :

Take pity on a soul and grant me resurrection
Grant forgiveness
This is only but a dark reflection

Encore un passage de solos, pour repartir sur un nouveau refrain, qui est vraiment ma partie préférée de la chanson. Et 7’00 sont déjà passées ! Plus que 4’00 ! On continue alors sur un autre couplet et un nouvel envol musical des guitaristes (ouai, sur 11′ de chanson, on peut bien caler au moins trois soli !). A partir de 8’00, on change complètement d’ambiance, avec un guitare électrique très triste, quelques notes jouées comme ca, au feeling, juste accompagnée par quelques notes de l’autre guitare. Puis la batterie arrive, pour annoncer encore un nouveau style musical. On se retrouve alors avec un passage de solo assez blues, une musique très lounge, et une voix finalement chantée, très calme et posée. La fin ne touche pas ni la voix, ni la batterie, mais simplement les guitares, plus présentes, appuyées par des samples. On sent la progression et l’intensité de la chanson monter au fil des minutes pour finir avec une batterie déchaînée à la double pédale. La toute fin de la chanson laisse les guitares sonner, et la batterie mettre un terme à ce moment épique. Une chanson riche, complexe et qui définit très bien le style Djent progressif de Periphery. Un morceau à écouter en priorité, pour les fans de métal progressif cela dit.

7. Stranger Things

Nouveau titre, nouvelle ambiance. On retrouve les envolées lyriques des guitares avec une mélodie très aérienne. Cette mélodie reste en fil rouge alors que le couplet arrive ; batterie lourde, rythmes syncopés et chant plus que présent, conforté par les techniques vocales de M. Sotelo. (surtout lors du passage en voix de tête assez surprenant). Le pont est typique de Periphery, c’est à dire rythmes syncopés, lourdeur de la batterie et des tonalités et grunts. Le refrain est comme tous les autres, mélodiques avec le chant et une guitare, tandis que l’ensemble guitares-basse-batterie reste dans le mouv’ djent. Un pont mélodique permet de se reposer quelques instants avant d’enchainer sur un petit passage centré sur la batterie : contre-temps et rythmique cadencée, ce passage est vraiment intéressant, surtout pour les batteurs. Tout en restant suyr cette rythmique et cette mélodie aux guitares, on reprend sur un chant clair assez agréable. Par contre, attention au passage qui suit… Très agressif, il dénote avec le reste et en devient même douloureux pour les oreilles et la tête après ce passage si doux. L’outro, de plus de 3’00, est plutôt calme, avec un pattern de batterie sur les toms, et une voix chuchotée (ou chantée de loin). La chanson se termine sur un refrain. Rien à retenir pour moi de ce morceau mis à part le passage de batterie au milieu de la chanson.

Conclusion

Juggernaut:Omega est pour un moi un assez bon album de Periphery, même si je l’admets je ne connais pas vraiment les autres, et encore moins le précédent Juggernaut:Alpha, qui je pense est utile pour une meilleure compréhension de l’oeuvre en son entier. Je ferai bien entendu une chronique d’Alpha, mais pour l’heure je ne retiendrai que deux ou trois morceaux sur cet album : Reprise, The Bad Thing, Priestess et Omega. Vous allez me dire que 4 sur 7, c’est pas mal, et je suis tout à fait d’accord. En fait, je pense que le groupe avait beaucoup trop de morceaux pour faire un album intéressant, il a donc surement privilégié le double album, afin de pouvoir partager les bons morceaux avec des morceaux plus moyens. Finalement, les deux morceaux qui ressortent de cet album sont bien The Bad Thing (seul single de l’album, ce qui confirme ma pensée) par sa structure, sa mélodie et son refrain accrocheur, et Omega, par sa complexité et sa richesse. Si un ou deux des trois autres morceaux n’étaient pas présent sur l’album, je pense que ce dernier aurait reçu la note de 4/5 plutot que de 3/4.

Periphery : le groupe


Anciennes Vidéos

Discogrpahie

Periphery Juggernaut Omega
Juggernaut : Omega – 2015
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Juggernaut:Alpha – 2015
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This Time It’s Personal – 2012
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Periphery:Instrumental – 2010
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Periphery – 2010

Infos

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